Quelles sont les conséquences ?
Qu’en est-il de la législation en Belgique ?
L’alcool fait partie de notre culture et de notre vie sociale, mais ses effets sur la santé et l’entourage sont réels.
1. Quelles sont les conséquences de la consommation abusive d’alcool ?
Sur les personnes elles-mêmes :
• Des blessures intentionnelles (homicides, suicides, violences interpersonnelles) et non-intentionnelles (accidents de la route ou de travail, noyades, chutes). Les conséquences de ces blessures peuvent être mineures, lourdement incapacitantes ou mortelles.
• Des cancers : L’alcool est une substance cancérigène pour l’humain. La consommation d’alcool augmente le risque de développer un cancer colorectal, de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage et du foie. L’alcool même en faible quantité, augmente le risque du cancer du sein chez les femmes.
• Des maladies cardiovasculaires, même si la relation entre la consommation et ces maladies sont complexes.
• Des maladies gastro-intestinales : Les cirrhoses et les pancréatiques sont associées à la consommation d’alcool.
• Des maladies infectieuses : L’alcool peut diminuer la réponse du système immunitaire.
• Des conditions neurologiques et neuropsychologiques affectées : Plus la consommation d’alcool est importante, plus il y a de risques de développer de l’épilepsie. La dépression est un facteur de risque et de conséquence de la consommation importante d’alcool également.
L’alcool agit directement sur le cerveau et le système nerveux. Une consommation excessive peut entraîner des troubles de la mémoire, de la concentration, une altération du jugement ou encore un risque accru de démence.
Sur l’entourage :
• De la violence intra-familiale, intime et sexuelle : Lorsque la consommation d’alcool est abusive, celle-ci peut affecter les relations avec les proches , les membres de la famille, les enfants, le voisinage…
• Des conséquences pour la santé des nouveau-nés et des enfants : La consommation d’alcool durant la grossesse est associée à plusieurs conséquences sur le fœtus ou l’enfant à naître, comme l’avortement spontané, la mortinaissance, un retard de développement intra-utérin, un faible poids à la naissance, des lésions au cerveau.
La consommation d’alcool abusive peut entraîner des conséquences sociales et économiques importantes : accidents de la route, violences, troubles familiaux et de voisinage, difficultés professionnelles, absentéisme, problèmes financiers ou consommation d’autres substances.
2. Vrai ou faux ?
Boire une bière, ça désaltère !
Faux L’alcool a un effet diurétique. Il fait donc, uriner davantage et provoque une déshydratation. Si vous avez soif, buvez de l’eau.
L’alcool réchauffe
Faux L’alcool dilate les vaisseaux sanguins ce qui donne une sensation de chaleur. Mais en réalité, le corps refroidit et boire une grande quantité d’alcool peut même provoquer une hypothermie.
Boire ou conduire, il faut choisir
Vrai A jeun, le taux d’alcool dans le sang est au maximum 30 minutes à 1 heure après avoir bu un verre. Après 2 verres, il faut 3 ou 4 heures avant de prendre le volant.
Gueule de bois ? Prendre une aspirine ?
Faux L’aspirine peut aggraver les maux d’estomac. Contre le mal de tête prendre plutôt du paracétamol et boire beaucoup d’eau pour se réhydrater.
Boire du café dessaoûle plus vite ?
Faux Le café ne fait pas tomber le taux d’alcool. Il est même dangereux d’en boire, car il masque les effets de l’alcool et donne l’impression d’être plus vigilent.
3. Qu’est-ce que l’alcoolisme et quels sont les symptômes ?
L’alcoolisme se définit comme le fait de consommer de manière excessive, répétée et incontrôlée des boissons alcoolisées. Cette addiction entraine des conséquences sur la santé mentale et physique ainsi que sur la vie sociale.
Attention : L’alcoolisme peut exister chez une personne qui ne boit pas tous les jours.
Les symptômes ?
Ceux-ci ont été répertoriés selon des critères d’addiction internationaux, ceux de GOODMAN. Si une personne répond à 2 ou 3 critères le risque est léger, 4 à 5 critères le risque est modéré, 6 critères ou plus, le risque est sévère.
Critères
Oui / Non
- Besoin irrépressible de consommer
- Consommation de plus en plus importante sur la durée
- Incapacité à réduire, contrôler ou arrêter sa consommation
- Augmentation du temps consacré à la préparation, la réalisation et la récupération de son comportement addictif
- Maintien du comportement malgré les comportements néfastes
- Maintien du comportement malgré l’impact sur la vie sociale et professionnelle
- Consommation d’alcool répétée dans des situations à risques (conduite en voiture, …)
- Augmentation de la tolérance à l’alcool et donc, des quantités ingurgitées.
- Sensation de manque quand on ne boit pas (sueurs, tremblements, irritabilité)
- Abandon progressif de ses centres d’intérêts et de ses loisirs
- Difficulté à gérer son quotidien, ainsi que les obligations familiales et professionnelles
- Besoin
- Consommation
- Incapacité
- Augmentation du temps
- Mcomportemen
- Maintien du comport2
- Consommation d'alcool
- Augmentation tolérance
- Sensation de manque
- Abandon
- Difficulté à gérer
Quelques chiffres importants
Selon les normes établies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la consommation d’alcool ne doit pas dépasser 10 verres par semaine (1 verre = 10 gr d’alcool pur) et pas plus de 2 verres par jour.
En Belgique, l’alcool serait responsable de 3% des décès, ce qui représente plus de 10 décès par jour.
4. Comment se faire accompagner ?
Si votre consommation d’alcool (ou celle d’un proche vous inquiète), consultez votre médecin généraliste. Il pourra vous prescrire un traitement ou vous conseiller un spécialiste en addictologie.
Lorsque vous stoppez votre consommation, il est normal que vous ayez des signes de sevrage (tremblements, angoisse, nervosité). L’arrêt d’alcool doit être progressif et effectué sous surveillance médicale.
Différentes associations peuvent également vous accompagner de manière anonyme
- Aide Alcool : www.aide-alcool.be (accompagnement gratuit en ligne)
- Infor-drogues et addictions asbl : 02/227 52 52. On peut poser anonymement toutes ses questions du lundi au vendredi de 8 h à 22 h et le samedi de 10 h à 14 h.
Il y a une antenne en Brabant wallon : rue du Moulin 9 à 1340 Ottignies
E-mail : [email protected] - Télé-Accueil en formant le 107 (tous les jours, jour et nuit) – Chat également disponible L’antenne du Brabant wallon : Boîte postale 8 à 1490 Court-Saint-Etienne – 010/45 79 46
E-mail : [email protected] - Alcooliques anonymes : 078/15 25 56 (24h/24h et 7j/7j)
5. Quelles sont les règles en Belgique ?
La consommation d’alcool est plus dangereuse pour les jeunes car cela peut durablement affecter leur développement cérébral, en particulier dans les zones liées à la prise de décision, au contrôle des impulsions et à la régularisation des émotions.
C’est pourquoi, la vente, le service et l’offre des boissons alcoolisées sont interdites au moins de 18 ans. Une exception existe pour les bières et vins. Ceux-ci peuvent être vendus, servis et offerts à partir de 16 ans, sauf s’ils contiennent un ajout d’alcool fort.
Les vendeurs (magasins, cafés, festivals, …) doivent vérifier l’âge des clients et en cas de doute, doivent refuser la vente. Ils peuvent demander une carte d’identité ou tout autre document prouvant l’âge.
Depuis le 1er juillet 2024, la vente d’alcool est interdite dans les distributeurs automatiques, dans les stations-service le long des voies rapides entre 22 h et 7 h et dans les hôpitaux…
Les amendes
Si un commerçant enfreint la législation, une amende de 208 à 8000 euros peut lui être infligée et son établissement sera fermé un certain temps s’il récidive.
La conduite en état d’ivresse constitue un délit puisqu’elle représente un danger pour le conducteur, les passagers et les autres usagers de la route.
En Belgique, les sanctions varient en fonction de la situation et dépendent de la quantité d’alcool dans le sang : amende, retrait de permis, déchéance du droit de conduire pouvant aller de 1 mois jusqu’à 5 ans.
Conclusions et recommandations
En cas de cancer,
l’arrêt des consommations de boissons alcoolisées est recommandé. Mélanger l’alcool avec les traitements peut réduire leurs efficacités et augmenter leurs effets indésirables.
Pour toute population,
l’arrêt de consommation de boissons alcoolisées :
• réduit les risques de survenue du diabète
• diminue le taux de cholestérol, prévient les maladies cardiovasculaires
• améliore la qualité du sommeil, même pour un consommateur occasionnel
• améliore le système immunitaire pour mieux lutter contre les maladies
• améliore l’humeur
• augmente la concentration et la mémoire
• diminue le niveau d’anxiété
• améliore la récupération après la pratique d’activités physiques
• permet d’économiser de l’argent …etc.