Accompagnement social individuel au sein de l’IPBW

Qu’entend-t-on par « ménage accompagné » ?

C’est dans les années 1980, que l’accompagnement social individuel a pris naissance au sein des sociétés de logements publics.

A l’époque, le Gouvernement wallon invite les sociétés de logements publics à engager un(e) travailleur(se) social(e) mais ce n’était pas une obligation.

Progressivement, notre société engage une assistante sociale et puis, plusieurs autres travailleurs sociaux.

A l’heure actuelle, l’IPBW compte trois travailleurs sociaux :

–   Une assistante sociale en charge de la gestion du contentieux pour les procédures amiables et judiciaires (recouvrement des retards de paiements) ;
–    Une assistante sociale en charge de la pédagogie de l’habiter et qui effectue des visites à domicile (bien vivre dans son logement) ;
–    Une assistante sociale en charge de l’aide au (re)logement (dossiers candidats locataires et demandes de mutation). Cette dernière est aussi référente sociale au sein de l’IPBW.

Avec les locataires, notre personnel essaye de trouver des solutions individualisées et adaptées aux problématiques rencontrées.
La sortie et la mise en application d’un Arrêté du Gouvernement wallon datant du 27/02/2014 a été utilisé comme levier par l’IPBW et ses partenaires (Communes, CPAS, Régie des quartiers, …).
Cet Arrêté régit les conditions d’accompagnement du ménage accompagné et de la fonction du (de la) référent(e) social(e).

Qu’est-ce qu’une référente sociale ?

La fonction de référent(e) social(e) au sein d’une SLSP consiste à définir et à mettre en œuvre des mesures en lien avec un accompagnement social qui peut se décliner de différentes manières : en fonction des moyens financiers, des contextes institutionnels et des personnes. L’accompagnement peut être individuel, collectif ou communautaire et prendre plus ou moins d’intensité avec l’implication active des habitants dans la démarche…
Ne pas faire « pour » mais « avec ».

Qu’entend-t-on par ménage accompagné ?

Le début d’un accompagnement social peut être proposé à la suite d’un constat, d’une demande de la direction de la société, d’un organisme extérieur ou à la suite d’une demande d’un locataire, lui-même.

Des visites aux domiciles des locataires peuvent être organisées. Les rencontres se font toujours au domicile.

Un entretien téléphonique préalable à la visite, a lieu avec le locataire pour fixer le jour et l’heure de la visite, minimum 8 jours à l’avance.
Un courrier est automatiquement envoyé pour confirmer le rendez-vous.
Lors de la visite, c’est un réel échange qui s’installe entre le locataire et l’assistante sociale.

Un état des lieux de la situation est réalisé, des informations et des conseils sont prodigués, si cela s’avère utile.

Pour résoudre des problématiques rencontrées, des solutions sont envisagées de commun accord et des objectifs sont fixés de visite en visite. Ceux-ci peuvent être formalisés par un contrat écrit.

Des visites régulières sont programmées avec l’adhésion des personnes en difficultés.
L’approche est multidimensionnelle grâce au développement du réseau de partenaires et varie en fonction des territoires, des besoins : c’est ce qui fait la richesse du dispositif.
L’accompagnement social individuel mené au sein de l’IPBW est une vraie opportunité. Car celui-ci :

–    Est effectué par des professionnelles de l’aide sociale ;
–  Est établi dans une relation de confiance avec les locataires et les candidats locataires.

La mise en application de l’Arrêté du 27/02/2014 a permis de développer des synergies avec différents organismes tout en :

–    respectant les compétences et les missions respectives de chaque institution ;
–    en mettant des ressources et des outils en commun.

Parallèlement à cela, les locataires restent au centre des préoccupations avec comme objectif de maintenir ceux-ci dans leur logement. Malheureusement, cet objectif n’est pas toujours atteint.

Des partenariats ont été contractualisés grâce à un processus collaboratif axé sur le principe de concertation. Ce qui favorise la mobilisation et l’implication de chacune des parties (engagements respectifs).
Les collaborations avec d’autres organismes sociaux sont plus efficientes, que par le passé. On peut dire que les collaborations sont mieux ciblées et se professionnalisent tant sur l’aspect préventif que curatif.

Mais parallèlement à cet enthousiasme de collaborer, est apparue la question du secret professionnel partagé.
Une procédure partenariale dans le cadre de l’accompagnement social de mise en réseau a été rédigée et approuvée par les organes de gestion de l’IPBW ainsi que par les organes de gestion des partenaires (CPAS, …).
Une charte de déontologie pour le dispositif de coopération entre l’I.P.B.W. et ses partenaires (CPAS ou tout autre organisme) a été rédigée, également.
Dans le cadre des ménages accompagnés, la Charte est annexée au contrat d’accompagnement et aux grilles de suivi.

Le secret professionnel protège l’intérêt des personnes, mais aussi, celui des professionnels qui ne pourraient sans lui, assurer aux usagers la sécurité indispensable à toute relation de confiance, nécessaire au libre exercice de leur métier.

La confiance est un engagement relationnel. C’est l’enjeu d’une rencontre humaine, le pari d’aller vers l’autre.
Le partage du secret professionnel ne peut se faire que si, cinq conditions sont réunies :

1° Informer le locataire ou le candidat de ce qui va faire l’objet du partage et des personnes avec qui le secret va être partagé ;
2° Obtenir l’accord du locataire ;
3° Ne partager qu’avec des personnes elles-mêmes soumises au secret professionnel ;
4° Ne partager le secret qu’avec des personnes tenues par la même mission ;
5° Limiter le partage à ce qui est strictement nécessaires pour la réalisation de la mission commune.

Chaque équipe réfléchit comment remplir ses missions dans le respect des personnes. Chaque situation est particulière et nécessite une approche qui renvoie in fine au positionnement éthique du professionnel.

Concernant la procédure partenariale proposée dans le cadre des « ménages accompagnés » mise en place entre l’IPBW et ses partenaires, ce sont les travailleurs sociaux qui ont la relation de confiance avec les locataires qui aborderont avec ceux-ci la possibilité d’une procédure de « ménage accompagné ». Si la famille adhère à cette procédure, une première visite à domicile a lieu, avec une prise de rendez-vous préalable. L’assistante sociale se rend à domicile avec le travailleur social « partenaire ». L’humain est mis au centre du dispositif…

Lors du premier rendez-vous une anamnèse sociale est faite. Les informations utiles seront partagées et des solutions seront envisagées en fonction des besoins et des problématiques des familles. Dans un deuxième temps, avec l’accord des personnes, un contrat d’accompagnement social partagé est signé. Celui-ci précise les engagements des parties dans le cadre de la procédure du ménage accompagné. Quatre visites à domicile en réseau minimum ont lieu sur une période de 6 mois entrecoupées de suivis réguliers et/ou ponctuels.

Lors de ces 4 rencontres en réseau :

–    Une grille d’objectifs est complétée en concertation et avec l’implication active de la personne dans la démarche partenariale ;
–    Une feuille de présences est signée.

L’accompagnement social partagé ainsi que les actions peuvent toucher principalement les domaines suivants : la pédagogie de l’habiter, la lutte contre les impayés, l’aide au relogement mais aussi la santé, l’insertion socio-professionnelle, le retissage de liens sociaux.

L’action sociale à développer en partenariat doit inclure non seulement la dimension curative mais également la dimension préventive afin de maintenir les locataires dans leurs logements.

L’objectif poursuivi est non seulement d’apporter un soutien aux locataires dans les difficultés qu’ils rencontrent mais également de les amener à respecter les obligations qui découlent de leur contrat de bail.

Le logement a un impact sur le bien-être de la personne.

–    Les problèmes d’humidité, de condensation, de moisissures ET un manque d’entretien ont des effets néfastes sur la santé.

En résumé, la procédure du ménage accompagné

Permet aux professionnels de :

– Travailler dans la même direction ;
– Travailler de manière plus efficiente ;
– Intervenir dans l’environnement immédiat du locataire ;
– Se connaître mieux ente partenaires pour mieux travailler ensemble ;
– Dépasser les clichés sur les institutions respectives ;
– Transmettre un discours cohérent vis-à-vis du locataire ;
– Conjuguer plusieurs objectifs grâce à ces collaborations ;
– Prévoir des projets de type plus collectif et/ou communautaire au vu des problématiques parfois similaires dans le cadre du travail social individuel.


Permet aux locataires :

– D’avoir une approche globale de leur situation qui leur permet de mieux réagir face à leur problématique ;
– De bénéficier d’un accompagnement social personnalisé.

Enfin, la conjugaison des différents moyens d’actions, des compétences et des ressources tant des locataires eux-mêmes, des professionnels et des institutions ne peut entrainer que des pistes de solutions, ou des améliorations, dans le respect et la prise en considération de chacune des parties.

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