A partir du 1er janvier 2027, la Région wallonne introduit le principe du « loyer chaud » pour les logements publics, liant le plafond du logement public à la performance énergétique (PEB) du bâtiment.
C’est une réforme majeure en Wallonie. Le montant du loyer des logements publics sera calculé en fonction des revenus du ménage mais aussi selon la performance énergétique du logement.
Qu’est-ce que la performance énergétique d’un bâtiment (PEB) ?
Précédemment, nous vous avions déjà transmis quelques informations sur le sujet mais il nous semble utile de bien rappeler ce qu’est la PEB.
Le certificat PEB est la « carte d’identité énergétique » des bâtiments qui permet de comparer leur performance énergétique au moyen de plusieurs indicateurs :
– La performance de l’enveloppe du bâtiment (isolation thermique, étanchéité à l’air) ;
– La performance des installations de chauffage , d’eau chaude sanitaire, de ventilation… ;
– L’existence ou non d’installation recourant à des énergies renouvelables ou produisant de l’électricité (présence de panneaux solaires, thermiques et/ou photovoltaïques).
Chaque certificat utilise les mêmes indicateurs ce qui permet de comparer objectivement les performances énergétiques de tout bâtiment.
Les scores varient entre A++ (maison zéro énergie) et G. Plus le score est proche du G, plus le bâtiment est énergivore. Les logements les plus performants ont un score A. Ils consomment moins d’énergie pour être chauffés.
En Wallonie, les certificats sont donnés par des professionnels formés et agréés par la Région wallonne. On les appelle des « Certificateurs PEB ». Ils sont les seuls à être habilités à délivrer un certificat. Ce sont des experts en la matière.
Le certificat PEB est assez complet et présente plusieurs parties. La première partie intéresse davantage un locataire car elle y détaille le score. Il est composé de plusieurs pages selon les particularités du logement.
Pour mieux comprendre, le tableau catégorisant les scores énergétiques est comparable à celui des électroménagers (ex. un frigo). Cette échelle de classement vise à informer les consommateurs sur la performance énergétique, facilitant ainsi leur choix d’acheter un bien plus économe en énergie qu’un autre.
Une nouvelle version du certificat PEB de bâtiments résidentiels a pris cours à partir du 1er septembre 2026. Néanmoins, cela ne modifie pas les règles actuellement applicables. Les certificats en cours de validité le resteront jusqu’à leur échéance réglementaire.
Combien de locataires du parc public wallon paient-ils actuellement un loyer plafonné à 20 % de leurs revenus ?
A l’heure actuelle, deux tiers des locataires du parc public wallon paient un loyer plafonné à 20 % de leurs revenus, quel que soit le niveau de performance énergétique de leur logement.
Selon le Gouvernement lui-même, cette situation ne permet pas aux sociétés de logements de service public d’amortir leurs investissements.
En conséquence, le plafond du loyer s’adaptera à la performance énergétique du logement :
• PEB A : 26 %
• PEB B : 25 %
• PEB C : 24 %
• PEB D : 23 %
• PEB E : 22 %
• PEB F : 21 %
• PEG G : 20 %
Les revenus locatifs supplémentaires générés par les augmentations de loyers seront investis dans la rénovation du parc des logements publics.
Parallèlement si les logements performants permettent aux ménages de réduire leurs charges et d’améliorer leur confort, l’augmentation du montant de loyer ne réduira pas à néant le bénéfice des réductions des factures énergétiques des locataires.
Pour les locataires déjà installés dans les logements les plus performants, la hausse sera lissée sur deux ans, a annoncé la Ministre du Logement.
Dès que nous recevrons les directives de notre organe de tutelle (la Société Wallonne du Logement), l’IPBW ne manquera de revenir vers ses locataires pour leurs transmettre plus d’informations.